C'est parti. Le 30 Janvier 2013, c'est le top départ pour trois mois de voyage à travers le Sud de l'Inde. Au programme: manger du riz, tester l'ayurvédisme, apprivoiser une vache sacrée, et en prendre plein les yeux.
1 Février 2013
Pour ceux qui me sauraient en Inde sans savoir ce que j’y fais, voici quelques explications.
Mon master propose un stage obligatoire à l’étranger, et plus particulièrement dans un pays du Sud. Le but étant de mettre en pratique ce que l’on a appris et de l’appliquer à un projet spécifique. De manière plus précise, il s’agit de montrer que l’anthropologie sociale, la démographie, ou encore la sociologie sont des sciences qui peuvent servir le Développement, c’est-à-dire fournir des renseignements utiles pour qu’un projet soit bien adapté aux populations bénéficiaires. Dans une démarche complètement engagée donc, mes profs nous enseignent à utiliser ces sciences pour révolutionner le petit monde du développement, véritable ennemi du praticien en sciences sociales.
Après, chacun sa spécialité et ses centres d’intérêts. Personnellement je me dirige vers une idée portée par l’économie sociale et solidaire, c'est-à-dire l’économie au service du social. S’il existe plusieurs domaines qui se revendiquent comme tel, celui qui m’intéresse aujourd’hui est le tourisme solidaire ; c’est l’idée selon laquelle les populations visitées par le touriste peuvent bénéficier de l’activité touristique marchande. Comment est-ce que cela se passe concrètement ? Il existe des tours opérateurs ou des gens de bonté qui essaient de valoriser des communautés grâce au tourisme. Par exemple, certaines ONG vont former des jeunes ou aider des femmes à devenir guide ou encore à apprendre à vendre de l’artisanat aux occidentaux ; il existe des Community Based Tourism qui sont des communautés isolées qui accueillent des touristes en petit groupes, partagent leurs modes de vie (sans folklorisme si possible), et profitent des retombés du tourisme pour investir dans des projets d’éducation, d’assainissement, etc. L’idée principale donc, c’est que l’activité touristique peut servir à améliorer le bien-être des gens, selon leurs désirs.
Le but de mon stage est d’identifier, évaluer, et recommander certaines initiatives de tourisme solidaire (ou écotourisme) dans le Sud de l’Inde pour un futur tracé touristique, pour le compte du tour opérateur qui me conventionne.
Pour cela, il me faut trois bons mois, un bon sac à dos, et de quoi prendre des notes. Via ce blog, je vous propose de suivre mes découvertes au fil de la route afin que vous puissiez connaître mieux ce pays complexe qu’est l’Inde.
Mon trajet est plutôt simple : j’atterri à Chennai, capitale de l’Etat du Tamil Nadu et je repars de Bombay. Pendant ces trois mois je vais traverser plusieurs états aux caractéristiques très différentes :
• Le Tamil Nadu, repère des Tamouls plutôt opposés aux pratiques hindous. Cet état est réputé pour ses nombreux temples, ses stations d’été (en altitude pour être au frais lorsque le soleil brûle les corps), ou encore pour être principalement végétarien (chouette).
• Le Kerala ; sans doute un des plus beaux endroits où j’irai m’aventuré. Le Kerala est un état situé sur la côte ouest de l’extrême sud de l’Inde réputé pour ses backwaters (canaux dans les terres), ses houseboats (maison-bateau), pour sa végétation luxuriante et ses plages de rêve, ainsi que pour sa cuisine gourmande à base de lait de coco !
• Le Karnataka ; état où l’on trouve quelques merveilles naturelles et architecturales tel que des cascades, la cité d’Hampi (une vieille cité à en faire pleurer indiana jones), et des parcs naturels avec éléphants et tigres.
• Goa ; réputé pour ses fêtes transes et ses plages carte-postales, Goa doit ressembler à un repaire d’occidentaux que j’essaierai d’éviter, sauf si l’envie me prend d’aller à touristland.
• Le Maharashtra ; je ne connais pas encore grand-chose de cet état, mis à part qu’il y recèle des plages idylliques où presque personne ne s’aventure, à voir…
• Bombay ; ma dernière étape si tout se passe bien. La ville de Bollywood est la capitale économique du pays, j’imagine que l’endroit est impressionnant de contrastes, mais je vous en reparlerai d’ici 3 mois.
Je crois que vous savez à peu près tout. Le temps pour moi de poster cet article, d'aller me coucher, et demain sera enfin mon premier jour de voyage à travers la folie indienne.
Première étape : Mamallapuram
En attendant et pour vous "mettre dans le bain indien", je vous conseille de regarder ce reportage photo réalisé à l'occasion du Maha Kumbh Mela (voir le lien ci-dessous). Vous saisirez alors mieux l'importance de la religion à travers cet évènement exceptionnel pour les hindous, qui cette année fête un Kumbh Mela extraordinaire dû à un alignement de planètes. Chose qui se produit très rarement et qui rassemble des millions de personnes à Allahabad où passe le fleuve sacré le Gange (soit la France entière à Nantes) pendant 55 jours. A voir absolument.
Je ne pourrai peut être pas avoir accès à internet durant chaque temps mort de mon voyage, mais j'essaierai au maximum de vous raconter ce que je vis, et de vous montrer ce que je vois en photo. Alors soyez patients, et à très bientôt!
/https%3A%2F%2Finapcache.boston.com%2Funiversal%2Fsite_graphics%2Fblogs%2Fbigpicture%2Fmaha_kumbh_mela%2Fbp5.jpg)
Held only once every twelve years, the cleansing ritual of the Maha Kumbh Mela sees up to a hundred million Hindu devotees symbolically bathe away their sins in the holy Ganges River. It is thought
http://www.boston.com/bigpicture/2013/01/maha_kumbh_mela.html